Ceux qui me connaissent un peu, savent que j'aime beaucoup les GEISHAS, pour tout ce qu'elles représentent : le Japon, leur beauté, leur délicatesse, leur charme, leur mystère aussi...
Cet article simplement pour mieux vous les faire découvrir.
Tout d'abord quelques notions toutes simples :
Une GEISHA plus souvent appelée GEIKO est une dame de compagnie raffinée réservée à une clientèle très aisée. Le mot GEISHA s'interprète comme "Personne d'arts" ou "femme qui excelle dans le métier de l'art".
Une GEIKO est la version kyotoite de la GEISHA : autre définition : c'est une "personne des arts" qui maitrise à la perfection certaines facettes de la culture traditionnelle japonaise telles que le shamisen (instrument japonais à 3 cordes), le chant, la danse ou encore la cérémonie du thé. Elle prend le rôle d'hôtesse au cours de repas et initie des jeux et des activités pour divertir les invités.
Une MAIKO est une apprentie GEIKO qui a généralement entre 15 et 20 ans (dans le Japon féodal, les fillettes étaient choisies dès large de 10 ans).
La vocation d'une GEIKO visait uniquement à distraire l'esprit de l'homme et non à satisfaire leur désir sexuel.
Leur éducation était rude, artistique et littéraire, cours de maintien, cours de musique, de danse.....
Les GEISHA devaient et doivent toujours pouvoir tenir le rôle de distraction des hôtes sans être vénales et en tenant compte de leur rang social et servaient de négociatrices pour régler les conflits.
La GEISHA dédie sa vie à la pratique des arts traditionnels japonais.
L'occident les a cataloguées comme prostituées parce que lorsque les SHOGUN (général) firent d'EDO leur capitale et une ville de plaisirs, les GEISHA avaient leur résidence dans un quartier à YOSHIWARA.
J'ai lu sur internet qu'en 1712, l'ouverture des maisons de thé dans les quartiers de plaisirs marqua le début du métier de GEISHA. Les premiers GEISHAS étaient des hommes dont le travail était de divertir par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé. Dans les années 1750, les femmes ont commencé à être GEISHA : on les appelait ONNA GEISHA (femme geisha) ou geiko à Kyoto. Elles devinrent rapidement plus nombreuses que les hommes et pour se différencier des femmes, les hommes prirent le nom de OTOKO GEISHA (homme geisha).
En 1779, le gouvernement japonais officialisa le métier de geisha et créa un bureau d'enregistrement destiné à recenser les geishas et à faire respecter la loi. Celle ci indiquait que seules les prostituées pouvaient avoir des relations sexuelles avec leurs clients, et pas les geishas.
A partir de 1800, toutes les GEISHAS étaient des femmes.
L'HABILLEMENT D'UNE GEISHA :
le vêtement porté est un kimono de soie décolleté dans le dos et surnommé OBEBE dans le dialecte de Kyoto. Les kimonos sont fabriqués et peints à la main, ce qui les rend très chers : entre 5 000 et 6 000 Euros.
Le Kimono est plus ou moins épais selon la saison (en simple gaze de soie pour l'été, en soie non doublée pour l'automne et pour l'hiver il est doublé de crêpe).
Les couleurs du kimono se choisissent selon la saison et selon l'âge de la GEISHA.
Le kimono est noué dans le dos par une large ceinture de soie nommée OBI (si le noeud est devant, c'est que c'est une prostituée et non une GEISHA). Cet OBI se noue selon l'âge de la GEISHA ;
Les femmes mures le portent en noeud de tambour (ça ressemble a un paquet dans le dos), tandis que que les MAIKO le portent en traine avec un noeud qui remonte jusqu'aux omoplates (photos ci dessous : GEISHA à genoux de dos).
La GEISHA portent aux pieds des chaussettes fendues à l'orteil "tabi" est des sandales de bois "beta".
Reconnaitre une GEISHA d'une MAIKO :
* la GEISHA plus âgée porte une perruque, alors que la coiffure de la MAIKO est réalisée avec ses propres cheveux,
* la coiffure de la GEISHA porte beaucoup moins de parures, juste un petit peigne ou un ornement sans aucune extravagance,
* Le kimono de la GEISHA est plus sobre, avec des couleurs et des ornements plus simples et doux et les motifs sont généralement placés sur le bas et moins chargés,
* Les manches du kimono de la GEISHA sont plus courtes que celles du kimono de la MAIKO,
* le col du Kimono de la GEISHA est blanc.
Pour finir, la MAIKO est plus voyante, plus agitée que ses ainées.
Dans la rue, on reconnait une GEISHA par son teint blanc : être belle au Japon est synonyme de teint clair, voire blanc.
Ce culte séculaire de la beauté son propre nom : bihaku (bi = beau,beauté ; haïku : blanc). Le teint blanc n'illustre pas seulement un statut aristocratique mais incarne des valeurs bien plus symboliques comme la pureté, l'innocence et la féminité.
Tout ceci s'oppose aux femmes du peuple qui ont le teint mat, bronzé car elles travaillent dans les champs.
Le visage d'une GEISHA est entièrement fardé de blanc par dessus une couche d'huile : elle utilise une brosse de bambou et une éponge pour enlever l'excédent.
Autrefois, ce maquillage contenait du plomb et d'anciennes geishas souffraient de maladies et de problèmes de peau. Aujourd'hui, le maquillage est à base de poudre de riz.
La nuque est également maquillée de blanc en laissant apparaitre une partie de la peau.
Les joues, les yeux et les lèvres sont maquillés de rose et de rouge.
Les sourcils et le contour des yeux sont tracés avec un bâtonnet de charbon de paulownia ou avec du Khol.
La bouche peut être entièrement teintée de rouge, mais beaucoup de GEISHA maquillent uniquement leur lèvre inférieure de façon à avoir un air boudeur.
Au fur et à mesure de leur carrière, elles diminuent la quantité de maquillage : les GEISHAS de plus de trente ans ne portent quasiment plus de maquillage, seulement dans les grandes occasions.
Les coiffures des GEISHAS sont des chignons traditionnels japonais, mais elles ont évolué selon les époques. Autrefois, et afin de ne pas aplatir leur coiffure, les GEISHAS devaient dormir sur un repose nuque : le takamakura.
Depuis le 17ème siècle, les cheveux sont relevés pour forme un chignon nommé "shimada".
La coiffure des MAIKO c'est un chignon divisé en 2 et au milieu duquel apparait une étoffe de soie rouge : elle ressemble à une pêche fendue.
De nos jours, les GEISHA portent le plus souvent des perruques contrairement aux MAIKO.
Les coiffures sont ornées de peigne et d'épingles à cheveux : tout cet ornement s'appelle "kanzashi".
Ci dessous, une jeune MAIKO.
Les GEISHAS étaient nombreuses au 18 et 19ème siècle. Elles existent encore dans le Japon contemporain mais leur nombre est en constante diminution. De nos jours on en compte environ 200, principalement à KYOTO dans le quartier de GION.
Cependant grâce à une meilleure communication sur les activités réelles d'une GEISHA, le nombre d'apprenties GEISHA (maiko) a connu récemment une nette augmentation.
Une des plus célèbre GIEKO de GION KOBU de l'époque contemporaine est MINEKO IWASAKI : je suis actuellement en train de lire son livre "Ma vie de geisha".
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